Amis du Jour, Bonjour. Amis du soir, Bonsoir. Amis de la Nuit, Bonne Nuit


Vous vous trouvez actuellement sur une fiction. Qui dit fiction dit fictif, dit fait créé à partir de l'imagination. Il n'y a aucune star. Nous sommes deux à écrire cette fic. Et nous vous souhaitons une très bonne lecture. En espérant que cela vous plaise. Si vous nous prévenez de vos suites, c'est sur cet article.



Chapitre 19 ~ en ligne ~
Chapitre 20 ~ en ligne ~



Yu & Su


# Posté le lundi 26 mai 2008 13:18

Modifié le samedi 13 juin 2009 12:56

# Posté le lundi 26 mai 2008 13:28

Modifié le mercredi 05 novembre 2008 09:31

Prologue


Il fait nuit. Il fait froid. Pourtant j'ai chaud, je suis essoufflée. Je suis à bout de forces mais je ne peux pas m'arrêter. Mes poursuivants gagnent du terrain. J'ai envie de crier mais personne ne m'entendra. Les hommes sont juste derrière moi. Je sens leur odeur, l'odeur du sang. J'ai le souffle coupé. Leur odeur est la même que la mienne : ils sont comme moi. Des chasseurs. Mais ils sont plus puissants. L'un d'eux arrive à m'attraper le poignet. Je me retourne, prête à me battre, mais je me sens déjà faible. Un autre homme venait de m'injecter un liquide dan le sang à l'aide d'une seringue. J'eus le temps d'apercevoir leur visage soucieux avant de sombrer dans un sommeil profond.

Le sur-lendemain, on pouvait lire dans les journaux : « Le 23 Novembre 2003, une fille de 13 ans disparaît dans la forêt de Diloka. Le corps n'a pas été retrouvé. »



Yu & Su


# Posté le lundi 26 mai 2008 13:29

Modifié le mercredi 05 novembre 2008 09:32

Chapitre 1


On m'a souvent dit de ne jamais considérer les humains comme appartenant à la même espèce que moi. C'est d'ailleurs une des seules choses qui met en accord avec mes maîtres. Pour moi, les humains sont très légèrement inférieurs à nous, dans la mesure où ils me servent de casse-croûte. Je m'appelle Gabrielle et je suis très loin d'être un ange. J'ai 17 ans, j'habite dans une ville dont vous n'avez jamais entendu parler et je suis un vampire.


Une légère impression de rouille mélangée à la juste dose de sel. J'adore le sang humain, encore chaud. Et pourtant, il m'est interdit d'en boire. Pourquoi ? Parce que tout les vampires sont envoyés, dès leur plus jeune âge, dans un pensionnat pour apprendre à contrôler leur soif et à ne pas attaquer les humains. Nous devons vivre en communauté, blablabla... Le seul sang humain que nous ayons le droit de boire est celui que nos « collègues », qui travaillent dans les hôpitaux et les morgues nous envoient. C'est à dire du sang froid, amer avec un arrière goût de morphine. Moi, je suis la plus susceptible de violer les règles. Ma spécialité : la chasse à l'homme, la nuit après le couvre-feu. A cause de cette mauvaise habitude je ne suis toujours pas sevrée. Les bébés qui grandissent passent à la compote, et les vampires qui mûrissent passe au sang d'animaux. Moi non. Et rien ne changera ça, au grand désespoir de mes maîtres. Le fait de boire du sang humain toutes les nuits me rend plus dangereuse et forte. Le pensionnat est assez strict. Il n'y en a que dans ce pays ; il faut dire aussi que les vampires ne courent pas les rues. Dans ce pensionnat, les ages varient entre 5 et 20 ans. J'ai réussi à échapper au pensionnat jusqu'à mes 13 ans, quand je me suis fait attraper. J'ai loupé une bonne partie de mon éducation, c'est pour ça qu'on me considère comme « sauvage », au pensionnat. D'ailleurs je me serai enfui depuis bien longtemps s'il n'y avait pas eu ce pacte de sang ; un pacte inviolable par les vampires. On est une centaine de vampires à y habiter à plein temps, sans compter les maîtres qui s'occupent de nous et de notre apprentissage.
Le pensionnat est le prototype même de l'idée que les humains se font sur l'endroit ou habitent les vampires : un immense manoir lugubre. Et pourtant leur priorité est de « passer inaperçu ». Personnellement je m'en fous royalement. Je suis un vampire et je ne cherche pas à le cacher. Je suis dans un lycée d'humains, mais il y a aussi 5 autres vampires à mes cotés, qui s'auto surveillent comme des frères et s½urs, pour s'empêcher de faire un pas de travers... C'est surtout moi qu'ils surveillent, ils me connaissent assez...

Je ne suis pas sociable. Je n'ai pas d'amis et je n'en veux pas. Mes « frères » veillent sur moi tout le temps, mais je ne reste jamais avec eux. Je ne cherche pas à me faire aimer et j'arrive à passer inaperçue : peu de gens me remarquent. Pourtant, et d'ailleurs je n'ai jamais compris pourquoi, il y a une fille, Joy, qui m'adore. Une brune aux cheveux bouclés, avec un visage assez agréable. Vous savez, le genre de fille qui a la joie de vivre, qui sourie toujours et que tout le monde aime. Comme je disais, elle m'adore. Je n'ai rien contre elle donc je ne m'attaque pas à elle. Je me demande même si je ne commence pas à l'apprécier. Elle devrait quand même se méfier de moi, des rumeurs prétendent que je suis dangereuse...


La cloche retentit et tous les élèves quittèrent la classe à une telle vitesse que le prof d'EPS augmenterait leur moyenne de quelques points s'il les voyait. Moi, ne voyant aucune raison de me presser, je sorti mes lunettes de soleil et les mettai, en ignorant Joy qui avançait en suivant mon rythme.
________- Gabrielle, je suis bien décidée à savoir pourquoi tu portes toujours des lunettes de soleil quand tu vas dehors. On est au mois de novembre et il n'y a presque pas de soleil.
Je jetai un regard autour de moi : mes « frères » n'étaient plus là. D'ailleurs tous les élèves s'étaient éclipsés, il ne restait plus que nous deux.
________- Tu veux vraiment savoir ? Lui demandai-je.
Elle hocha la tête et moi je retirai mes lunettes. Dès l'instant où les rayons du soleil entrèrent en contact avec mes yeux, une larme se perla à leur extrémité, puis roula sur ma joue. Joy me regardait, bouche bée. Je crois que je l'avais choquée. J'écrasai la larme du bout des doigts. Pas une larme ordinaire, mais une larme de sang.
________- Gabrielle... que... que... ?
J'explosai d'un rire à faire glacer le sang et m'éloignai, hilare. Pour être honnête, c'est la première fois que je montrais mon problème vampirique à un humain. Parfois je m'amusais à effrayer les garçons trop sûrs d'eux en leur faisant des sourires terrifiant, dévoilant mes deux crocs acérés qui ne servent de canines. Ces pauvres gens croyaient perdre la boule... ou bien me trouvaient tellement bizarre qu'ils préféraient faire comme si de rien n'était. Exactement comme Joy en ce moment même, qui trottinait joyeusement vers moi.
________- Hey, Gabrielle ! Demain, j'organise une fête chez moi. Tu viendras, hein ?
________- Bien sur !
________- Allé, salut !

Les fêtes c'est bien son truc : il ne se passe pas un mois sans qu'elle en organise une. Et je suis toujours invitée. Croyez moi ou non, j'y vais à chaque fois, car j'ai un plan d'attaque.

Mes « frères » m'attendaient comme toujours, à l'arrêt de bus. Celui qu'on prenait s'arrêtait à la campagne, puis on en reprenait encore un autre vers une autre campagne encore plus loin
________- Alors, Gaby, elle s'est bien passée ta journée ? me demanda Ulrich
Bien que j'aurais pu m'en passer, ses efforts pour m'adresser la parole me touchèrent.
________- Oui, super, répondis – je d'une voix morne.
Mais je ne le montrais pas, comme d'habitude.
Le soir, au réfectoire, il y a avait que du sang de cerf, ce qui était loin d'être mon repas préféré. De toute façon, mon estomac serait bientôt rempli. Je sirotais silencieusement mon dîner, prêtant une oreille distraite aux bavardages autour de moi. Mais un léger changement d'atmosphère me signala que quelqu'un d'inattendu était rentré dans la pièce. Les vampires peuvent sentir ses choses là. Mon regard traversa la salle et tomba sur un garçon grand, élancé et puissant. Il croisa mon regard et traversa la salle à une vitesse impossible à voir par l'½il humain.
________- Gabrielle, mon ange !
________- Toujours aussi ironique, Aragon.

Ce gars était mon seul ami. La seule personne au monde que j'aime. Il a 21 ans, donc il n'est plus dans ce pensionnat. Maintenant il travaille dans une prison. Avant son départ du pensionnat, on avait fait un pacte de sang en mélangeant nos deux sangs, créant une amitié indestructible. Il était venu me rendre visite.

Depuis la loi de 1652 les vampires n'ont plus le droit de boire du sang humain, sauf si l'humain est déjà mort et que la cause du décès n'a rien à voir avec les vampires. A ma connaissance, il ne reste plus que deux vampires chasseurs d'hommes dans ce pays : Aragon et Moi.




Yu & Su


# Posté le mardi 27 mai 2008 13:52

Modifié le mercredi 05 novembre 2008 09:31

Chapitre 2


Allongée dans le noir, les yeux grands ouvert, j'attendais le signal. Tout autour de moi, dans le dortoir, les autres vampires femelles dormaient à poings fermés. Dehors un hibou hulula. C'était le signal. Je me levai, ouvrai le fenêtre, sautai du deuxième étage et j'atterrissai sur mes pieds, dans le jardin, à coté d'Aragon.
________- Ils dorment ? demanda – t – il.
________- Comme des bébés, ricanai – je.
Les vampires aussi ont des légendes. L'une d'elle dit que les vampires chasseurs d'homme possèdent largement plus de pouvoirs que les vampires normaux. Par exemple, plus besoin de dormir : les cellules se régénèrent grâce au sang humain, instantanément. Personne ne sait si ses légendes sont vraies car les chasseurs d'homme n'existent plus depuis trois siècles. Nous savons tous deux que ces légendes sont vraies, puisque nous en sommes la preuve vivante : nous sommes indestructibles, mais personne ne s'en doute.

La nuit était silencieuse et la forêt immobile. La seule forme de vie présente était nous deux, qui courions plus vite que n'importe qui. Devant mes yeux, je ne voyais plus que des taches de lumières et de couleurs défiler. Je sentais le vent fouetter mon visage et caresser mes cheveux. J'aime cette sensation de vitesse, et je plains les autres vampires qui ne la connaîtront jamais.
A ma droite, je sentais la présence rassurante d'Aragon qui courrait à la même vitesse que moi. Cette nuit, je ne serai pas seule à aller à la chasse à l'homme. On commençait à approcher des limites de la ville, là où on pouvait trouver les premières habitations. Arrivée au centre ville, je m'arrêtai, Aragon à mes cotées.
________- Tu vois la rue parallèle à celle-ci ? C'est l'artère principale de la ville. Il y a toujours des gens qui traînent ici. Moi j'aime m'attaquer aux hommes ivres. Le mélange sang / alcool est délicieux, fis – je, avec un sourire malicieux.
Il me répondit par un clin d'½il, se lécha les babines et passa à l'attaque.

On se sépara, je passais directement par la première rue. Comme je l'avais prédis des jeunes avec des bouteilles d'alcool traînaient par-là. Je vis à l'autre bout de la rue Aragon qui marchait silencieusement en longeant le mur. Il arrive par derrière pendant que moi je les accostais par devant. Ils n'étaient pas totalement saouls mais ils n'avaient pas non plus les idées très claires.
________- Salut beauté ! Qu'est ce que tu fais ici ? C'est dangereux pour toi !
________- Si quelque chose ou plutôt quelqu'un est dangereux ici, c'est bien moi !
________- Ah bon ! Tiens, j'aurais pensé que c'était moi le plus dangereux, répliqua Aragon, faisant par la même occasion sursauter et retourner les deux hommes.
________- Tu rigoles, c'est moi ! Tu veux que je te le prouve ? Ris – je.
________- Ensemble ? me questionna – t - il
________- Ensemble !
Dans un accord parfait nous sautâmes sur nos proies respectives, totalement paniquées par nos gestes coordonnés et rapides. Je plantai mes crocs dans son cou, une fois qu'il fut assommé, et je bu son sang alcoolisé, laissant son sang couler le long de mon cou. Je lui en laissai de quoi survivre.

Lorsque je me redressai, je vis Aragon toujours en train de boire le sang de sa victime. Il relava la tête à son tour, une fois le festin terminé. Il m'observa et sourit. Il s'approcha de moi d'un geste très félin et il passa sa langue le long de mon cou pour finir à mes lèvres et les lécha en dernier pour essuyer le sang qui avait coulé. Je le repoussai doucement. On se relevait toujours dans un même mouvement, je sentais en moi mes forces se régénérer.
Nos victimes gisaient par terre, inconscientes. On leur laissait toujours assez de sang pour survivre sauf quand on était assoiffés ou quand on avait une dent contre eux ; c'est le cas de le dire...

Je restai debout, les yeux fermés à savourer le goût du sang, quand une voix me fit sursauter :
________- Hey, vous !
Je me retournai. A l'autre bout de la rue, trois flics contemplaient la scène.
________- Merde ! jura Aragon
Il me prit la main et se retourna, prêt à détaler. Un des flics qui avait déjà son arme à la main lui tira dans le bras. Son cri de douleur me serra le c½ur. Sa main toujours dans la mienne, je le prit sur mon dos grâce à ma force surnaturelle et filai avant que les trois flics n'eurent le temps de réagir.
Pendant que je filai, je me rendis compte que je n'avais aucune idée d'où pouvait habiter mon ami -_-.
________- Où habites tu ? haletai –je.



Yu et Su



# Posté le mercredi 28 mai 2008 10:57

Modifié le mercredi 05 novembre 2008 09:31